| Pour réaliser ces essais, un véhicule a été spécialement préparé et incendié dans des conditions uniformes. Le stade de l'incendie – feu établi et commençant à se propager – a mis les systèmes d'extinction aux limites de leurs capacités. Les deux extincteurs contenant un et deux kilos d'agent d'extinction ont obtenu de bons résultats. L'incendie a été rapidement maîtrisé, l'extincteur à deux kilos contenant encore des réserves après l'intervention alors que le contenu de l'extincteur à 1 kg était juste suffisant. Les deux cartouches pare-feu MF50 et MF100 n'ont pas permis d'éteindre l'incendie d'essai. Leur jet d'agent d'extincteur, qui se présente comme une buée, est trop faible. Malgré l'intervention au moyen de ces appareils, le feu a continué de se propager, se nourrissant d'éléments en plastique et de matériaux isolants. Ces dispositifs ne sont utiles que contre des incendies au stade initial comme des incendies de câbles électriques ou contre des petits incendies de carburant qui peuvent se produire lors d'interventions dans la cage du moteur.
Le grand avantage des cartouches pare-feu réside dans leur petite taille. D'une longueur de 30 cm et d'un diamètre de 3 cm, ils sont faciles à ranger dans la voiture. De plus, ils ne demandent pas d'entretien (garantie d'usine de 15 ans). Avec une longueur de 30 cm et un diamètre de 13 cm, les extincteurs à poudre prennent plus de place dans l'habitacle (leur emplacement idéal se situe au niveau des pieds du passager). Ces systèmes doivent de surcroît être révisés tous les trois ans, intervention qui coûte environ 30 francs chaque fois.
Le maniement des deux modèles d'extincteurs à poudre est bien expliqué par des textes en plusieurs langues et des images. Pour être activées, les cartouches pare-feu doivent être allumées, ce qui semble paradoxal face à un incendie. Les cylindres métalliques rouges de ces systèmes chauffent fortement. |